[VIDÉO] Jour-14: Ça remonte ! et ça fait du bien au moral.

Depuis leur dernière ascension dans le mât, Gilles et Yvan ont déjà rattrapé le retard (60 milles nautiques) qu’ils avaient consacré aux temps de réparation.
Pour aujourd’hui, fini les séances d’empannage dans l’entonnoir Brésilien. Affairés aux réglages et à la météo, nos deux skippers bricoleurs font glisser Groupe GCA – 1001 Sourires à 17,8 noeuds le long de la zone interdite parant l’estuaire du fleuve Amazone.
À l’approche du Pot-au-noir « de l’ouest », la tête de flotte des OCEAn FIFTY commence à ralentir. À moins de 1 000 milles de l’arrivée en Martinique, c’est une occasion à saisir ! 👊
📌 6ème
⛵️💨 17,8 noeuds
↔️ 403 milles
🏁 956 milles

[Photo] Jour-14 : rebelote… avec la drisse de gennacker.

Décidément, ce n’est pas une croisière cette transat Jacques Vabre 1f62c.png

Hier soir la réparation effectuée en tête de mât a de nouveau cédé… Gilles et Yvan, se sont appliqués à refaire une fixation de gennacker bien plus solide cette fois. L’ OCEAN FIFTY Groupe GCA – 1001 Sourires est à nouveau en ordre de marche avec une vitesse plus conforme à ce beau trimaran.

Plus de nouvelles à venir… après un repos bien mérité pour nos deux skippers.

 

 

 

[Mot du Bord] Jour-13 : nouveau mail de Yvan depuis Groupe GCA – 1001 Sourires !

Ce jour où tout devait être synonyme de glisse et plaisirs s’est transformé en challenges successifs à relever.
 
💬 «En plein surf alors que je barrais, le laching qui tient le hook du gennaker s’est rompu en tête de mât et la voile est tombée en 1 seconde. Heureusement, j’ai pu abattre violemment afin que la voile ne tombe que partiellement dans l’eau et le reste sur les filets du bateau. Ce réflexe nous a permis de sauver la voile au prix d’un gros effort physique à deux pendant 30mn. 

On a attendu le lever du jour pour plus de visibilité et travailler en sécurité, Gilles m’a vraiment impressionné en montant en haut du mât avec 20 noeuds de vent et la grand-voile en place. 

C’est certainement la chose la plus dangereuse qu’un coureur puisse réaliser, tu risques la grosse blessure (et plus) à chaque fois !! Je me souviens de Thomas Coville qui était redescendu à moitié inconscient du mât de Primagaz en plein record après avoir heurté violemment l’espar à 25 mètres de haut !!

Je ne peux que féliciter Gilles après 1h d’efforts intenses pour avoir refait tout un laching à 24m de haut !! 

100 milles de perdu mais un bateau de nouveau à plein potentiel. 

Alors que nous n’avions pratiquement pas dormi depuis 24h sur le bord tout schuss menant à Fernando, un peu de repos aurait été le bienvenu. Et là, l’électronique à déclaré forfait… 

Gilles a de nouveau passé 5h à réparer la pile à combustibles et le pilote automatique pendant que je continuais de barrer pour perdre le moins de milles dans une mer très courte. 

J’ai rarement pris autant de tonnes d’eau de mer en 24h dans la trogne. Les OCEAN FIFTY doivent être les seuls bateaux de la flotte ou l’on barre 70/80% du temps et avec aussi peu de protection. Hier c’était du jamais vu, ça rentre par les narines ça ressort par la bouche, ça rentre par une manche ça ressort par les pieds. J’ai tout essayé combinaisons étanches avec latex ou Néoprène, rien ne résiste à la puissance des geysers quand le trimaran surf à plus de 30 noeuds. 

Heureusement il fait chaud et je n’ai qu’une envie c’est de sortir le maillot de bain que j’ai oublié d ailleurs… 

 Je vous épargne les petits soucis cu(l)tanés rongé par le sel. Je lance le défi à un fabricant de vêtements de trouver une solution vraiment étanche pour mes petites fesses en souffrance !! Pour les yeux, masques, lunettes, casques à visière là aussi, rien n’y fait. Sans protection, on voit beaucoup mieux mais au bout de 12h tu es transformé en gremlins, les yeux gorgés de sel. Là-aussi, il y a des choses à inventer !! On peut comprendre la tendance à « casquetter » tous les bateaux avec les vitesses moyennes atteintes.

Sinon, le moral est excellent et on ne lâche rien, il y a encore du jeu possible, avec Gilles on va se donner à 1000% et plus, jusqu’à la ligne d’arrivée !!

Yvan

[VIDÉO] Jour-12: Mauvaise surprise nocturne après le contournement de Fernando De Noronha…

💬 Yvan : “C’est journée «  Bricole »

Le gennacker, la plus grande voile portée sur le bout dehors est tombée à l’eau, drisse cassée. Un peu d’effort pour le remonter à bord et heureusement pas déchiré, ouf ! “

Profitant du jour, Yvan a hissé Gilles dans le mât pour effectuer la raparation. 1h chrono, la voile est à poste !

Mais ! C’est pas fini dans les soucis du jour…

1f4ac.png Gilles : « Depuis ce matin on a un problème de pilote…

Il y a un boîtier dans le bateau qui bip et le pilote se met en panne et je travaille dessus depuis ce matin avec Jérémie de Madintec. En cherchant on a localisé la panne sur une commande pilote…. Probablement celle à tribord.

Il m’a demandé de remonter le fil qui part de la commande et ça arrive justement dans cette boîte ! Et après il m’a demandé de trouver un petit fil rouge là-dedans et de le déconnecter avec mes gros doigts pendant qu’Yvan à la barre me secoue comme dans un shaker !!!

Il m’a envoyé les plans de câblage qu’on dirait une centrale atomique ! Pendant que je fais ça, la boîte fait bip bip bip bip…

J’ai l’impression que je déconnecte la mise à feu d’une bombe atomique qui va rayer de la terre tout une ville….. et là avec ma pince …. Clac ! J’arrive à débrancher le fil rouge…. Et le bip s’arrête… j’ai sauvé le monde !!! »

[VIDÉO] Jour-12: Groupe GCA – 1001 Sourires a passé cette nuit le waypoint de Fernando, cap vers la Martinique !

 Une fois sortis des méandres du Pot-au-noir, Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon ont enclenché le turbo sur Groupe GCA – Mille Et Un Sourires. 1f680.png

Plus de 24 knts de moyenne de maintenue pendant les 12h nécessaires pour rejoindre L’île de Fernando de Noronha. Marque Sud du parcours qu’ils ont franchi aux environ de 22h30 hier soir. Le bord du sanglier, tout droit, à fond, la tête rentrée dans les épaules!

[Mot du Bord] Jour-11 : nouveau mail reçu de Groupe GCA – 1001 Sourires !

Pour terminer la journéee, Yvan décrit l’ambiance et la promiscuité à bord d’un trimaran de course .

💬 « Ambiance du bord : À partir du 3ème jour de mer quand on retire nos bottes et nos chaussettes, l’odeur qui s’en dégage ferait fuir à coup sûr un putois énervé, ça pose tout de suite de la convivialité dans l’équipage !!
On mange dans la même gamelle, on pose sa tête en dormant là où le coéquipier glisse ses pieds… nez sensibles s’abstenir… ici c’est le retour des primâtes, de deux énervés qui n’ont plus le temps de faire des courbettes, au revoir la bienséance tout est dédié à la performance. On mange, on dort uniquement si la perf nous laisse quelques minutes pour cela !!
La fin d’après midi est souvent l’instant où l’on trouve quelques minutes dans notre agenda chargé pour échanger à deux, se raconter nos blagues, faire le tour des potins venus de la terre, regarder le soleil se coucher à l’horizon et cette petite angoisse annonciatrice de la nuit. Mais c’est surtout l’instant qui nous permet de mesurer chaque jour la chance que l’on a d’être là. Au milieu de rien et au centre de beaucoup restés à terre.
Après plus d’une semaine de mer, les réveils deviennent plus difficiles souvent plongés dans les torpeurs de rêves incroyables. En sortir en quelques secondes, bondir sur le pont au moindre appel du binôme, exécuter une manœuvre urgente mécaniquement, par réflexe conditionné comme un pompier lors d’un appel au feu. Être opérationnel dans la seconde, miracle du cerveau humain.
Là où l’on se rejoint avec Gilles, c’est que nous n’avons plus grand chose à prouver à personne à part peut-être pour nous mêmes. Résultat: nous conjuguons détente et concentration fruit de l’expérience et de la maturité dans la pratique, qu’elle chance ce sport !
Rappelons que la course au large est le seul sport au monde qui mêle presque toutes les générations, où sens et corps sont mobilisés 24h/24 pendant des semaines voire des mois. C’est vraiment ce qui me plait dans cette discipline, on ne peut pas se permettre d’avoir un passage à vide, il faut être constant et lissé dans ses émotions et savoir ouvrir la porte à ces moments de « folie » comme celui que l’on vit en fonçant à près de 30 noeuds sur Fernando de Noronha, quel bonheur de vie…
Ah oui et après la pénurie de chocolat, c’est maintenant le pain qui manque… pour un fils de boulanger pâtissier »
Yvan
Classement de 18h
📌 6ème
⛵️💨 25,9 noeuds
↔️ 337 milles
🏁 2145 milles