Yvan au Climate Show de Genève.

Yvan au Climate Show de Genève.

Ce jeudi 21 avril, j’étais à Genève pour le salon Climate Show afin de présenter au public, les actions de The SeaCleaners, suivi d’une conférence animée par notre responsable scientifique Gwenaëlle Coat.

À cette occasion, j’ai présenté à 20 Minutes.ch les avancées du Manta ainsi que celles du Mobula8 qui partira d’ici peu en Indonésie effectuer ses premières missions de collecte de déchets plastiques.

Voir l’interview sur 20 Minutes.ch

Yvan et The SeaCleaners primés au Festival TV de Luchon.

Yvan et The SeaCleaners primés au Festival TV de Luchon.

Le jeudi 11 février, Yvan à recu des mains de Christophe Sommet (Directeur du pôle thématique de TF1) le prix « Pyrénées d’excellence » pour son action en faveur de la protection des océans avec l’ONG de lutte contre la pollution plastique The SeaCleaners

À l’occasion de la journée « environnement et climat » organisée par le Festival TV de Luchon en partenariat avec UshuaïaTV ,Yvan a présenté à un panel de personnalités de la télévision française, son projet phare : le « Manta » navire de collecte, de tri et de valorisation des déchets plastiques récupérés en mer et aux embouchures des fleuves ainsi que les actions d’éducation et de sensibilisation que mène l’association The SeaCleaners tout au long de l’année auprès des publics jeunes.

#OneOcéanSummit : L’appel des marins pour l’Océan!

#OneOcéanSummit : L’appel des marins pour l’Océan!

🔊 Appel des marins pour l’Océan!

 

Nous, marins de course au large, rameurs transocéaniques, explorateurs des mers,
refusons toute fatalité mortelle pour l’Océan !

La communauté maritime avait lancé en 2013 un « Appel de Paris pour la haute mer ». Il n’a pas été entendu. Depuis près des dix ans, sous l’égide des Nations Unies, les négociations internationales concernant plus de la moitié de la surface du globe n’aboutissent pas, faute d’un véritable engagement politique des États. La mer, pourtant, nous nourrit largement, fournit la moitié de l’oxygène de notre atmosphère, séquestre une partie significative de nos émissions de gaz à effet de serre, équilibrant ainsi un climat dont on sait la dramatique perturbation. Si l’Océan permet la quasi-totalité des échanges des marchandises, il est aussi un lien inaltérable entre les pays et les cultures du monde entier, inspire poètes et créateurs, et fait rêver, autant voire plus que la Lune et l’espace, les enfants de tous les continents. L’Océan est bien notre dernier espace commun de liberté, notre ultime frontière.

Notre responsabilité de navigateurs vis-à-vis de mers chaque jour plus attaquées, affaiblies, malades, nous impose de lancer un ultime cri d’alarme : l’Homme se condamne s’il continue à empoisonner et à asphyxier l’Océan.

Le One Ocean Summit de Brest doit marquer le coup d’arrêt de cette destruction dramatique d’un bien aussi vital que commun. Nous appelons donc à cette occasion les gouvernants du monde à une initiative immédiate, résolue, cohérente, durable. Nous savons les actions vertueuses, mais insuffisantes, déjà engagées. Nous savons surtout que sans leur accélération, sans l’élaboration simultanée d’une stratégie en profondeur, sans décisions englobant la totalité du défi dans la décennie, c’est la Terre qui ne survivrait pas à la mort de l’Océan !

Ni meilleurs, ni plus exemplaires, mais plus conscients de l’état des mers, nous mettons notre légitimité au service de l’avenir de la Terre. Les mots « Océan bien commun de l’humanité », nés à Montego Bay il y a quarante ans, doivent enfin inspirer les politiques des États et des organisations multilatérales. Car l’Océan immense, baigné par mille horizons sur les trois quarts du globe, est un monde fini, fragile, dont les équilibres sont exponentiellement menacés.

Sans ignorer les colères et parfois la cruauté de la mer, nous pensons que les hommes ne peuvent ignorer ses indispensables bienfaits. Notre empreinte ne doit plus la défigurer, trahir sa grandeur, l’empêcher de remplir ses missions : permettre au vivant de respirer, être le principal moteur de la machinerie climatique de la planète, unir les hommes au lieu de les séparer, les sauver au lieu de les noyer.

Mais nous ne sommes que des lanceurs d’alerte. Nous n’avons ni la compétence, ni le pouvoir légitime et nécessaire pour décider et faire appliquer les solutions dans leur complexité. Cela, c’est le défi, l’honneur et le devoir des gouvernants !

Néanmoins, inspirés par les belles valeurs dont la mer est porteuse, nous ne pouvons pas nous dérober : seule une gouvernance internationale partagée, transparente, démocratique permettra de sauvegarder et de gérer durablement les richesses de ce bien commun unique qu’est la mer. L’utopie apparente de ce constat ne doit pas être une excuse à l’immobilisme ou aux lenteurs de négociations de traités alors que le monde ne peut plus attendre.

La seule voie, ambitieuse mais raisonnable, est une co-construction pacifique et exemplaire des États. À eux de s’organiser, en acceptant le leadership de certains, plus volontaires, pour bousculer les habitudes, refuser l’arrogance de certains sachants, le défaitisme, le cumul d’obstacles plus difficiles à déplacer que des montagnes. Aux États de redonner du lustre au courage de gouverner. À eux de tirer des bords quand il le faut, mais sans perdre le cap, avec pour amers l’intérêt général et l’urgence.

Il faut donc à Brest accélérer, pour que soit conclue en 2022 la négociation sur la haute mer, multiplier les aires marines protégées répondant aux critères internationaux, demander plus d’engagements aux pays membres de l’Organisation maritime internationale, faire l’inventaire des risques pesant sur la colonne d’eau ou sur les fonds marins, évaluer objectivement les initiatives inspirées d’abord par la communication, dénoncer publiquement les États et acteurs ne respectant pas les règles, créer une plate-forme internationale scientifique de l’Océan à l’image du GIEC, disposer d’un grand rendez-vous international dédié à l’Océan qui ne soit plus un appendice des réunions consacrées au climat ou à la biodiversité… Aider en somme l’Homme à casser la spirale mortifère condamnant les mers, comme il y réussit naguère pour celle menaçant la couche d’ozone.

Si le monde restait sourd à ces demandes, l’Europe, elle, ne peut faillir. Elle est le premier domaine maritime mondial et ne doit pas rougir, loin de là, face aux grandes puissances, d’afficher sa volonté de reprendre le leadership de la cause océanique. Puisque ce One Ocean Summit de Brest est l’événement central sur le plan environnemental de l’actuelle présidence française de l’Union européenne, le Président Emmanuel Macron et l’Europe doivent se montrer à la hauteur en termes d’engagements pour « réparer » l’Océan.

Pour l’Océan dans lequel s’écrit notre avenir, pour privilégier le meilleur moyen de lutter contre le dérèglement climatique et les menaces qui pèsent mortellement sur la biodiversité, nous saluons la création à Brest du « One Ocean Summit » et signons et lançons cet appel aux dirigeants de la planète.

Les 73 marins signataires de l’appel à réparer la mer :

* Une initiative de Francis Vallat, avec l’Union nationale pour la course au large
* Isabelle Autissier
* Anne de Bagneaux-Savatier
* Ghislain Bardout
* Alexia Barrier
* Éric Bellion
* Yannick Bestaven
* Yvan Bourgnon
* Éric Brossier
* Dee Caffari
* Antoine Carpentier
* Catherine Chabaud
* Patrick Deixonne
* Bruno Dumontet
* Charlie Enright
* Maud Fontenoy
* François Gabart
* Jonas Gerckens
* Clément Giraud
* Mike Golding
* Damien Grimont
* Marc Guillemot
* Pip Hare
* Philippe Héral
* Conrad Humphreys
* Roland Jourdain
* Francis Joyon
* Olivier de Kersauson
* Robin Knox-Johnston
* Gilles Le Baud
* Yves Le Blevec
* Jean Le Cam
* Camille Lecointre
* Erwan Leroux
* Arthur Le Vaillant
* Éric Loizeau
* Nicolas Lunven
* Halvard Mabire
* Xavier Macaire
* Andrew McIrvine
* Paul Meilhat
* Miranda Merron
* Gaston Morvan
* Gildas Morvan
* James Neville
* Merfyn Owen
* Jimmy Pahun
* Marc Pajot
* Yves Parlier
* Kito de Pavant
* Lionel Péant
* Emmanuelle Périé-Bardout
* Gérard Petipas
* Aloïse Retornaz
* Marie Riou
* Lalou Roucayrol
* Alan Roura
* Thomas Rouxel
* Thomas Ruyant
* Damien Savatier
* Melodie Schaffer
* Damien Seguin
* Max Sirena
* Marie Tabarly
* Géry Trentesaux
* Armel Tripon
* Capucine Trochet
* Bruno Troublé
* Romain Troublé
* Morgane Ursault-Poupon
* Jean-Luc Van den Heede
* Julia Virat

🎧 Yvan au micro d’EU!Radio : L’association The SeaCleaners pour en finir avec les océans de plastique.

🎧 Yvan au micro d’EU!Radio : L’association The SeaCleaners pour en finir avec les océans de plastique.

💬 « En Europe, il faut se montrer exemplaire. Encore 50 000 tonnes de plastiques partent dans les océans au bord des côtes françaises chaque année. Il faut par exemple se sentir concernés, nous européens, lorsque l’on achète des objets qui proviennent de l’autre bout du monde qui génèrent des déchets.

On a été capable de débloquer 3 000 milliards d’euros pour sauver des millions de vie durant cette crise sanitaire, c’était une bonne chose. On doit être capable de sortir les mêmes sommes pour sauver l’humanité de ces désastres écologiques qui nous attendent comme la pollution des océans et le réchauffement climatique. »

Conférence le 4 novembre à 18h au Havre

Conférence le 4 novembre à 18h au Havre

« Océans en danger : comment lutter contre la pollution plastique »

Dans le cadre de ma participation à la Transat Jacques Vabre sur le trimaran Group GCA – 1001 sourires avec Gilles Lamiré.
Je vous invite à une conférence gratuite le jeudi 4 novembre à 18 h, pour vous présenter le projet Manta ainsi que toutes les actions que nous menons avec l’ONG The SeaCleaners : Sensibilisation, formation et le mobula 8 !
Rendez-vous  à 18h:
Salle des fêtes François 1er
175 Bld François 1er – Le Havre
Pour les plus motivés, le même jour à 14h un grand CleanUp citoyen est organisé aevc les bénévoles de The SeaCleaners au Havre.
Rendez-Vous a 14h :
Esplanade de la grande plage du Havre (près du Skate Park)

Apportez vos gants, vos sacs et à l’attaque aux déchets !

 Vous pouvez également aller à la rencontre des équipes de The SeaCleaners sur le village de la Transat Jacques Vabre – stand 24

 

 

l’océan se meurt, c’est le GIEC qui le confirme.

l’océan se meurt, c’est le GIEC qui le confirme.

La teneur du rapport du GIEC dévoilé hier est on ne peut plus alarmiste «Il est presque trop tard». On ne pourra pas revenir en arrière pour certains changements climatiques, notamment ceux concernants les océans !

« Certains des changements déjà amorcés, comme l’élévation continue du niveau de la mer ou l’acidification des couches profondes de l’océan sont irréversibles sur des centaines, voire des milliers d’années » (SIC)

Valérie Masson-Delmotte – Climatologue coprésidente du groupe de travail 1 du GIEC

Ces changements sont constatés, décrits et actés ! Une catastrophe quand on sait que l’océan est le véritable poumon de la planète et qu’il joue un rôle majeur dans la régulation du climat en faisant office de puits de carbone.

Ce ne sera pas sans conséquences sur la vie marine (90 % des espèces marines pourraient disparaitre d’ici 2100) ainsi que pour les populations à terre dont l’habitat et les cultures seront très fortement et brutalement impactés par les inondations, sécheresses, incendies en fonction de leur positionnement sur le globe.

Il est encore possible de limiter les dégâts pour certains de ces changements : température globale de surface, fréquence des événements climatiques extrêmes, ampleur de la montée des océans et de la pollution aux plastiques (mise en exergue dans son rapport de 2019).

Cet article de Ouest-France en résume les principaux points et les possibilités de manoeuvres.
https://www.ouest-france.fr/environnement/climat/ce-que-contient-le-nouveau-rapport-du-giec-sur-le-climat-7e777caa-f81b-11eb-bc54-143726bab064

Décarboner nos modes de production, d’énergies et de déplacements. Le méthane également, très présent dans l’agriculture et surtout l’élevage. Le méthane a un effet de serre 28 fois plus impactant que le CO2 et tiens… des chercheurs de l’Université de Californie à Davis, ont relevé qu’en alimentant le bétail avec une toute petite portion d’algues ajoutées à leur ration quotidienne, leurs émanations de méthane étaient divisées par 50 %. Encore une fois, l’océan est une des ressources nécessaires à la transformation des modes de production, encore faut-il que les mesures de protection lui soient dirigées en priorité.

Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme depuis plus de 40 ans, espérons que ce rapport 2021 soit le coup de semonce qui alerte enfin l’ensemble des dirigeants de la planète… Reste aux gouvernements à prendre leurs responsabilités lors de la COP26, car eux seuls ont les clés pour prendre/imposer/enclencher le changement des comportements à grande échelle pour les industriels comme les particuliers.