YVAN BOURGNON

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Published: 22 février 2016

1er Tour du monde en Cata de Sport arrivé 2015

T Yvan a choisi de naviguer » à l’ancienne », sans l’aide de positionnement par satellite (GPS) et de la réception de météo. Il s’autorise seulement la lecture des anciens outils…

Le livre est en vente sur notre boutique : shop.yvan-bourgnon.fr

Arrivé le mardi 23 juin 2015 en fin de matinée au port de Ouistreham (Normandie), Yvan Bourgnon boucle son tour du monde en catamaran de sport sans habitacle, en solitaire et en naviguant à l’ancienne.

C’est sous un beau soleil et accompagné par les vivats de quelques centaines de curieux – dont de nombreux enfants des écoles de la ville scandant «Yvan! Yvan!» au rythme d’une cornemuse – que le catamaran de 6m20 de long de Bourgnon est entré dans le port normand.

Il devait attendre encore une bonne heure avant de pouvoir mettre pied à terre et retrouver ses proches.

Il aura fallu plus de vingt mois et une trentaine d’escales à l’aventurier, parti des Sables-d’Olonne en octobre 2013, pour réaliser son défi à la barre d’un catamaran de sport sans électronique.

C’est uniquement à l’aide de son sextant et de ses cartes en papier qu’il a fait parcourir plus de 50’000 km à sa «Louloutte», comme il nomme affectueusement son bateau.

Spécialiste des raids extrêmes, il a raconté sur son site internet les multiples péripéties qui ont émaillé son parcours, affirmant avoir croisé des pirates aux abords de l’île de Socotra (Yémen) et manqué d’eau potable, frôlant la déshydratation.

Le Chaux-de-Fonnier âgé de 43 ans a également bien cru ne jamais finir son tour du monde, lorsqu’il a fait naufrage en août 2014 au Sri Lanka, après environ 80 % du parcours derrière lui.

Mais après 2000 heures de travail dans trois chantiers différents, financés grâce à une campagne de financement participatif, pour réparer les dégâts et lui permettre de faire les derniers 10’000 km de son périple.

Vingt mois auront été nécessaires à Yvan Bourgnon pour accomplir l’une des plus incroyables odyssées de ce début de XXIème siècle. Après un parcours de plus de 55.000 kilomètres sur les mers du globe, le navigateur s’apprête, en effet, à boucler, le 1er tour du Monde en voilier non habitable. La ville de Ouistreham Riva-Bella est fin prête à accueillir son héros !

Les épreuves qui jonchèrent sa longue route auraient fait vaciller plus d’un marin aguerri. C’est un peu vite oublier que cet homme-là appartient à la race hors normes des derniers aventuriers. En effet, peu d’observateurs avisés se risquaient à parier sur les chances d’Yvan Bourgnon, pourtant aguerri à la course au large et à la pratique du catamaran de sport, de boucler le 1er tour du Monde en voilier non habitable. La fougue d’Yvan n’avait alors d’égal que la grandiloquence du défi qu’il pensait pouvoir relever : un parcours de 55.000 kilomètres sur un bateau d’à peine 6 mètres de long sans assistance technique et météo ni GPS, à la seule force de son instinct et avec l’abnégation pour seul moteur !

A l’adversité humaine, Yvan préféra une lutte sans concessions avec les éléments naturels. Maintes fois au cours de l’aventure, son destin aurait pu se fracasser sur de périlleux récifs ou sombrer au plus profond de l’océan. Comme ce jour de février 2014, où le navigateur, à l’attaque du Pacifique, tombe à la mer et ne doit son salut qu’à son harnais providentiel. Ou cette tragique nuit d’août 2014 quand, éreinté par 19 jours de mer en pleine mousson, la frêle embarcation s’échoue sur les côtes Sri-Lankaises. Le catamaran est en partie détruit. Là où d’autres auraient abdiqué, Yvan décide de faire reconstruire, en un temps record et fort d’un merveilleux élan de solidarité, son bateau afin de boucler son tour du Monde !

Après 3 océans, 13 mers, 20 escales, 7 tempêtes, 1 échouage, 2 chavirages, 12 heures quotidiennes à la barre, 6 tranches de 30’ de sommeil quotidien, 420 plats lyophilisés et 30 tubes de crème solaire, Yvan bouclera son Tour du Monde ce mardi, en début de journée. Gageons que l’accueil de la ville de Ouistreham Riva-Bella sera à la hauteur de son exploit !

20 MOIS, 20 ETAPES…

  • 2013
    • 5 au 27 oct : Sables d’Olonne – Canaries
    • 20 nov. au 10 déc : Canaries – Martinique
  • 2014
    • 2 au 9 février : Martinique – Panama
    • 10 au 21 février : passage du canal de Panama
    • 22 fév. au 2 mars : Iles Perlas – Galápagos
    • 7 au 27 mars : Galápagos – Marquises
    • 4 au 6 avril : Marquises – Tuamotu
    • 8 au 10 avril : Tuamotu – Tahiti
    • 20 au 29 avril : Tahiti – Raïatea – Bora-Bora
    • 30 avril au 8 mai : Bora-Bora – Samoa
    • 12 au 17 mai : Samoa – Fidji
    • 21 au 24 mai : Fidji – Vanuatu
    • 30 mai au 16 juin : Vanuatu – Darwin
    • 25 juin au 1 juillet : Darwin – Bali
    • 11 au 31 juillet : Bali – Sri Lanka
  • 2015
    • 22 mars au 15 avril : Sri Lanka – Djibouti
    • 19 avril au 7 mai : Djibouti – Egypte (Suez)
    • 9 au 13 mai : passage du canal de Suez
    • 14 au 26 mai : Egypte – Malte
    • 29 mai au 8 juin : Malte – Gibraltar- Lisbonne
    • 8 au 23 juin : Gibraltar – Ouistreham Riva-Bella

UNE LUTTE DE TOUT INSTANT…

5 Octobre 2013, départ des Sables d’Olonne.
Novembre 2013, première tempête avec plus de 60 nœuds de vent (110 km/h) et premier chavirage.
Février 2014, il passe le canal de Panama avec le bateau démonté, posé sur le pont d’un voilier.
Février 2014, Yvan tombe à la mer. Sauvé par son harnais, il est tracté par le bateau sous pilote à 6 nœuds.
Avril 2014, Yvan heurte un récif et se déchire les ligaments de l’épaule droite. Son bras est immobilisé durant plus de deux mois. Il adapte sa navigation à ce handicap. Quelques jours plus tard, il arrive à Tahiti où il retrouve son frère Laurent, 5 ans après leur dernière rencontre.
Août 2014, après 19 jours de mer en pleine mousson, Yvan s’échoue de nuit sur les côtes du Sri Lanka. Une partie du bateau est détruite.
Mars 2015, après avoir réparé son bateau sur le lieu même de son échouage, il reprend son défi.
Avril 2015, dans le golfe d’Aden, il est approché de nuit par des pirates. Il se cache dans un recoin d’ombre créé par le puissant projecteur braqué sur le bateau.
Mai 2015, sans vent, sans possibilité de se dégager, des cargos le percutent deux fois dans la même journée. La légèreté de son catamaran le sauve.
Mai 2015, il passe par le canal de Suez à l’aide d’un moteur hors-bord installé pour l’occasion. Il le remettra ensuite à un pêcheur dès son arrivée en Méditerranée.

LE TOUR DU MONDE D’YVAN EN CHIFFRES…

55.000 kilomètres parcourus soit 220 jours de mer, 20 étapes, 3 océans et 13 mers traversés
6.160 kilomètres entre les Galápagos et les Iles Marquises, l’étape la plus longue de son défi
10,5 km/h, sa vitesse moyenne sur l’ensemble du parcours
7 tempêtes à plus de 90 km/h
2 chavirages, 2 chutes à la mer et 2 départs de feu
30 impacts de poissons volants dont 3 particulièrement douloureux
420 plats lyophilisés consommés
30 tubes de crème solaire
3 combinaisons étanches usées
1 blessure grave (tendons arrachés)
12 heures de barre par jour (en moyenne)

Presse 

Quelques vidéos :

Vidéo 1

Vidéo 2

Vidéo 3

Vidéo 4

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Published: 22 février 2016

Client

Atlantis Télévision

Merci à Atlantis Television pour sa contribution au tour du monde !