YVAN BOURGNON
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saison 2015

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  • Dans le golfe de Gascogne

    Le point après 29h de course. La météo est une science inexacte, ou pour le moins fluctuante … En cette fin de journée, ils sont toujours dans l’attente de la phase trois évoquée dans le post précédent: le vent plus fort derrière le front froid. D’ordinaire, une perturbation associée à une dépression se déplace de l’ouest vers l’est sous nos contrées, mais celle-ci à décidé d’embêter un maximum tous les coureurs de la transat Jacques Vabre: elle ne se déplace quasiment pas et ce sont les bateaux qui vont à elle. Ce qui fait que les 4 mousquetaires de la classe Multi50 font route dans un pack serré, au prés dans de la mer, tous sous voilure réduite pour soulager les bateaux. Les classements fluctuent, mais les trois premiers sont dans un mouchoir de 10 milles (18km), une paille. Les vitesses varient d’un bateau à l’autre, mais à serrer ainsi le vent, c’est une autre donnée qui compte, bien plus obscure pour le béotien : le V.M.G. Cet acronyme maritime désigne la relation entre la vitesse du bateau et son angle de remontée au vent : le gain que gagne un bateau à progresser dans le lit du vent. Et là encore, les 4 mousquetaires se tiennent tous …
    Statu quo donc, du moins pour le moment.
    Côté vie à bord, c’est devenu très humide! Les cirés sont de sortie et quand ce n’est pas des paquets de mer, c’est de l’eau douce qui tombe du ciel. A l’intérieur, c’est le shaker: tout ce qui n’est pas amarré … s’envole.
    Pour l’instant, ils font route vers l’ouest en espérant que le front leur passe au dessus de la tête au plus vite, ce qui devrait leur permettre de piquer dans le sud en direction du cap Finisterre. Cela ne devrait plus être qu’une question d’heures. Au chapitre des mauvaises nouvelles, ce ne sera pas du vent portant de nord ouest qu’ils y trouveront, mais plutôt de l’ouest … autrement dit, ils n’ont pas encore fini de se faire secouer!
    A noter que jusque-là, les Multi50 se tenaient bien devant les monocoques IMOCA, mais le prés à serrer ainsi le vent n’étant pas l’allure (angle au vent) de prédilection des multicoques, les 60 pieds se rapprochent doucement, avec Alex Thomson/ Gillermo Altadill sur Hugo Boss qui n’est qu’à 50 milles de la French Tech Rennes Saint Malo.
    photo : Bruno Papin

  • Sortie de la Manche

    Le « point du matin ». 26 octobre – 19h de course . Entre les 4 multi50, c’est toujours le tir groupé avec des trajectoires identiques: pour l’instant tous ont l’air d’aborder le gros temps qui leur arrive dessus en restant le plus possible proche de la route directe. La French Tech Rennes Saint-Malo se partage la tête du groupe avec Thierry Bouchard sur Ciela Village juste à quelques milles d’eux. Ils sont maintenant sortis de la Manche, ont passé le rail d’Ouessant et abordent le Golfe de Gascogne.
    Ayant tous choisi les mêmes options de route (à moins que cela ne soit un « marquage » volontaire entre concurrents) les différences vont se jouer sur la vitesse des bateaux par mer formée et dans le vent fort. Un gros travail d’étude de trajectoire sur le thème: « comment aborder au mieux le front qui va passer ? » ce joue en ce moment, et la clef de cette énigme météo/navigation réside dans le dialogue entre le bord et le routeur. Pour le moment, les vents sont de SE d’environ 25 nœuds mais ils vont bientôt tourner au SW ce qui constitue déjà en soi un casse-tête sur la façon dont il faut aborder ce changement vis-à-vis des concurrents. Vu que tous vont subir ce changement, l’enjeu réside alors dans l’endroit où est placé le bateau par rapport au groupe: l’un des coté va nous avantager, l’autre nous désavantager … et pour l’instant, nous sommes plutôt bien placé.
    Durant ces deux phases, le bateau va naviguer au prés, contre le vent mais surtout contre la mer, qui est très formée. Si actuellement c’est loin d’être une partie de plaisir pour nos marins, ce sont des conditions dans lesquelles nous avons là encore un peu d’avantage avec un bateau plus volumineux et plus lourd, ce qui lui confère un meilleur passage dans les vagues.

    Mais le gros du questionnement actuel de Gilles, Yvan et Christian (notre routeur) est dans l’approche de la phase trois : un front va arriver d’ici la fin de la journée. Cela délimite une zone ou le vent de SW bascule d’un bloc au NW. Véritable séparation entre deux masses d’air différentes qui s’affrontent, tout leur environnement direct changera à ce moment: d’un temps gris, pluvieux, avec un plafond nuageux très bas il vont en quelques minutes se trouver avec un ciel plus dégagé, de très gros nuages blancs organisés en bandes et un air bien plus sec et froid. Mais ce qui les concernent au premier chef: un vent bien plus fort avec 30 à 35 nœuds qui va se trouver au travers du bateau (ce que l’on appelle le reaching) qui est l’allure la plus favorable à un multicoque.
    Des conditions très changeantes qui demandent d’avoir l’esprit clair sur la stratégie à adopter, car suivant où l’on se place, on peut bénéficier du changement 30 minutes avant ou après les autres, ce qui parait peu pour nous terriens, mais qui se traduit en dizaines de milles pris ou perdus …
    photo Bouquin Xavier

  • Première nuit en mer

    Après un départ plutôt réussi malgré un vent très léger, les voilà déjà au large de Cherbourg, les 4 Multi50 dans un mouchoir de poche avec 4 milles d’écart entre le premier et le dernier… En même temps, le timing est parfait car ils se présentent tous au Raz Blanchard pour la renverse de courant qui leur devient favorable à partir de 22h environ. Voilà qui devrait augmenter leur vitesse car avec 89 de coefficient de marée, ils vont trouver entre 3 et 5 nœuds supplémentaires suivant les endroits, ce qui est loin d’être négligeable !
    Les conditions de course sont actuellement idylliques, à part une température en dessous de 6°, le vent est portant (il les pousse), ils sont sous « genacker », la plus grande voile d’avant prévue pour cette allure (l’angle au vent) la mer devient plus plate par le jeu du courant qui devient dans le même sens que le vent. Et cerise sur le gâteau, la lune presque pleine brille fort dans un ciel sans nuages, ce qui leur garanti une excellente visibilité nocturne : une fois les yeux habitués, on y voit comme en plein jour !
    Une fois les îles des Casquets derrière eux, la forme de la côte à cet endroit leur ouvre un champ de plusieurs options de route possibles: dans (très) peu de temps, différentes stratégies entre les concurrents directs pourraient se dessiner … d’autant que tous les équipages le savent, le vent va rentrer fort, voir même très fort sous peu et la négociation d’une perturbation qui se présente, avec ses différents fronts météorologiques va sérieusement corser le jeu. Ils vont « entrer dans le dur » comme disent les marins…

  • 1er tour du monde sur un voilier non habitable

    UN DEFI INEDIT : un rêve d’enfance qui se profile !

    • Réaliser le premier Tour du Monde avec un voilier non habitable sur un cata de sport de 6,3 mètres de long. Cela aboutirait sur une autre première : le Tour du Monde sur un bateau de moins de 6,5 mètres.• Montrer au public que nous pouvons réaliser des défis à taille humaine sans être obligé de dépenser des sommes colossales, remettre l’aventure au centre des débats.
    • Départ : Le 5 ctobre 2013 des Sables d’Olonne pour une aventure de 11 mois avec escales et 50 000 kms au compteur !!
    • Pas d’assistance, pas de gps (navigation au sextant) : retour aux valeurs simples de la navigation
    • Equipier choisi : Vincent Beauvarlet, ancien champion du monde jeune de windsurf
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